Chapitre VII : Les finalités – Construire une prospérité économique partagée

Le Chapitre VII du PNCD 2026-2030, élaboré par le Ministère de la Planification et de la Prospective, représente l’aboutissement logique de la stratégie nationale. Il vise à traduire la vision du Gabon en résultats tangibles et mesurables autour de trois axes majeurs : une économie diversifiée et résiliente, une société inclusive, et un patrimoine naturel préservé et valorisé. Ce triptyque doit permettre de passer d’une logique d’investissement d’environnement à une logique d’investissement de résultat, avec un impact direct sur le PIB, l’emploi, la réduction de la pauvreté et la préservation de l’environnement.

L’ambition affichée est forte : il s’agit de construire une économie post-pétrole, de stimuler la création d’emplois massifs, de renforcer la cohésion sociale et de positionner le Gabon comme un leader africain de la croissance verte et de la diplomatie climatique. Les programmes proposés couvrent la transformation locale des minerais, le développement de l’industrie manufacturière et agroalimentaire, la promotion de la souveraineté alimentaire, la valorisation du bois, le développement du tourisme, l’intégration régionale, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la protection sociale, la culture, le sport, et la gestion durable des ressources naturelles.

Analyse critique : ambitions, incohérences et limites

À la lecture de ce chapitre, plusieurs incohérences et limites apparaissent. D’abord, la dépendance persistante aux hydrocarbures reste un point faible structurel, malgré la volonté affichée de diversification. Le secteur manufacturier, l’agro-industrie et la transformation locale du bois sont encore embryonnaires, et les objectifs de montée en puissance sont très ambitieux au regard des capacités actuelles du pays. Les cibles chiffrées (doublement de la part du secteur secondaire dans le PIB, quadruplement des revenus du tourisme, réduction de moitié des importations alimentaires, etc.) sont louables, mais la trajectoire pour y parvenir manque de jalons intermédiaires, de priorisation et de planification budgétaire détaillée.

La question de l’inclusion sociale est également centrale, mais les dispositifs d’autonomisation des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables restent génériques. Les mécanismes de financement, d’accompagnement et de suivi-évaluation sont peu détaillés, alors que la réussite de ces politiques dépendra de leur capacité à cibler efficacement les bénéficiaires et à mesurer l’impact réel sur la réduction des inégalités.

En matière de gestion du patrimoine naturel, le plan met en avant la valorisation économique de la biodiversité, la promotion de l’économie verte et la diplomatie climatique. Cependant, la conciliation entre exploitation économique et préservation environnementale n’est pas suffisamment explicitée. Les risques de surexploitation, de conflits d’usage et de dégradation des écosystèmes sont peu abordés, alors qu’ils constituent des enjeux majeurs pour la soutenabilité du modèle proposé.

Enfin, la question de la gouvernance, de la coordination intersectorielle et de la redevabilité reste en suspens. Les programmes sont nombreux et couvrent un large spectre, mais la capacité institutionnelle à piloter, suivre et ajuster ces politiques n’est pas suffisamment interrogée. Le risque est de voir les ambitions se diluer dans la complexité administrative et le manque de moyens.

Pistes de correction et rôle d’Ikolou Consulting

Pour rendre ces finalités réellement atteignables, il est indispensable de décomposer chaque objectif en étapes annuelles ou biennales, avec des indicateurs de progrès clairs, des points de revue réguliers et des budgets associés. Il faut également renforcer la coordination entre les différents secteurs, anticiper les risques de blocage et prévoir des mesures d’atténuation adaptées. La réussite de la diversification économique, de l’inclusion sociale et de la gestion durable du patrimoine naturel dépendra de la capacité à mobiliser l’ensemble des parties prenantes, à renforcer la gouvernance locale et à instaurer une culture de la performance et de la redevabilité.

C’est précisément sur ces enjeux qu’Ikolou Consulting peut apporter une valeur ajoutée déterminante. Notre équipe accompagne les institutions et les entreprises dans la structuration de feuilles de route réalistes, l’audit de la cohérence et de la faisabilité des objectifs, la mise en place d’outils de suivi-évaluation adaptés aux capacités locales, et la formation des acteurs publics et privés à la gestion axée sur les résultats. Nous croyons que la réussite du PNCD passera par une meilleure appropriation locale, une gouvernance transparente et une capacité à transformer les ambitions en résultats concrets, mesurables et durables.

Le Chapitre VII du PNCD 2026-2030 pose les bases d’une prospérité partagée, mais il gagnerait à être renforcé par une planification opérationnelle plus rigoureuse, un suivi-évaluation indépendant et une priorisation des actions selon leur impact et leur faisabilité. Pour y parvenir, il est indispensable de s’appuyer sur des partenaires capables d’apporter expertise, rigueur et solutions sur mesure. Ikolou Consulting se tient aux côtés des décideurs gabonais pour relever ce défi et bâtir, ensemble, un Gabon plus inclusif, résilient et prospère.


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